Les contrats à terme traditionnels connaissent un arrêt brutal. Vous achetez ou vendez, et finalement, le contrat expire. Si vous souhaitez conserver votre position ouverte, vous devez vendre celle qui arrive à expiration et en acheter une nouvelle à une date ultérieure. C’est ce qu’on appelle rouler. C’est un problème. Cela introduit des coûts de transaction et un risque de timing.
Les contrats à terme perpétuels, ou « perps », résolvent ces frictions. Ce sont des dérivés cryptographiques sans date d’expiration. Vous pouvez conserver une position longue ou courte aussi longtemps que vous le souhaitez. Pas de roulement. Pas de réinitialisation.
Mais s’il n’y a pas d’expiration, comment le prix reste-t-il proche de l’actif réel ?
Sur les marchés traditionnels, le prix à terme converge finalement avec le prix au comptant à l’expiration. Dans le monde de la cryptographie, cette convergence ne se produit jamais car le contrat ne prend jamais fin. Sans lien naturel, le prix du perp pourrait s’éloigner du prix au comptant du Bitcoin ou de l’Ether. Cela romprait la promesse fondamentale du produit : refléter l’exposition traditionnelle aux contrats à terme.
La réponse est le taux de financement.
Le mécanisme : les taux de financement comme équilibreurs du marché
Considérez le taux de financement comme un ajustement semblable à un intérêt. Il s’agit d’un paiement périodique échangé directement entre les traders détenant des positions longues et courtes. Ce n’est pas des frais payés à un échange. C’est du peer-to-peer.
Le système fonctionne sur un principe simple :
- Si le contrat perpétuel se négocie au-dessus du prix au comptant, les positions longues sont des positions courtes payantes.
- Si le contrat se négocie en dessous du prix au comptant, les shorts paient les longs.
Cela crée une boucle d’auto-correction. Lorsque le prix perp devient trop élevé par rapport au prix au comptant, le coût de détention d’une position longue augmente. Les traders sont incités à vendre ou à clôturer leurs positions longues. Cette pression de vente fait baisser le prix par actions vers le spot. Le contraire se produit lorsque le délinquant est trop bon marché. Les shorts paient des positions longues pour conserver leurs positions, encourageant les achats, ce qui fait monter le prix des actions.
La plupart des taux de financement ont lieu toutes les huit heures. Certains échanges utilisent des intervalles plus courts, comme toutes les heures ou même toutes les dix minutes, en fonction de la volatilité et du volume. Le taux est calculé sur la base de la différence entre le prix par perp et le prix de l’indice spot, ajusté d’un facteur temps.
Pourquoi les traders utilisent des criminels
L’appel est simple. Liquidité. Efficacité. Flexibilité.
Les criminels échangent 24h/24 et 7j/7. La crypto ne dort jamais, et ces contrats non plus. Vous pouvez couvrir un portefeuille au comptant ou spéculer sur l’orientation des prix sans vous soucier des mois de contrat ou de la logistique de reconduction. Pour les traders professionnels et les institutions, cette simplicité est essentielle. Cela réduit le risque opérationnel. Il permet une gestion plus précise de l’effet de levier.
Le mécanisme de taux de financement garantit que même sans expiration, le prix du perp ne s’éloigne pas de la réalité. Il s’agit d’une solution astucieuse pour un marché dépourvu de centres de compensation et de dates de règlement traditionnels.
Risques et compromis
Ce n’est pas de l’argent gratuit. Le taux de financement est avantageux dans les deux sens.
Si vous êtes acheteur pendant une période où le criminel se négocie à prime, vous payez un financement. Dans un marché haussier fort, ce coût peut gruger les bénéfices. À l’inverse, les shorts versent un financement lorsque le criminel est actualisé. En cas de krach, les shorts pourraient se retrouver à payer quotidiennement pour maintenir leurs positions, même si la transaction est dans la bonne direction.
Le taux peut également grimper en cas de forte volatilité. Une augmentation soudaine des achats peut pousser les taux de financement à des pourcentages à deux chiffres chaque année. C’est cher.

























